À Kanyabayonga, dans la zone de santé de Kayna, l’agriculture constitue une importante source de revenus pour plusieurs jeunes. Zawadi Kavali, jeune entrepreneur agricole du quartier Kirumba, pratique le maraîchage depuis trois ans. Malgré sa détermination à développer son activité, il fait face à plusieurs difficultés, notamment le manque de semences améliorées, l’insuffisance de moyens financiers, les ravageurs, la divagation des bêtes et les effets du changement climatique.
Installé dans le quartier Kirumba, Zawadi Kavali s’est lancé dans le maraîchage avec l’ambition d’accroître progressivement sa production. Il cultive notamment des aubergines, une activité qui lui permet de générer des revenus, et de contribuer à l’approvisionnement alimentaire local.
Cependant, son activité reste confrontée à plusieurs contraintes. Le jeune entrepreneur déplore notamment l’accès limité aux semences améliorées, adaptées aux conditions climatiques actuelles. Il évoque également les dégâts causés par la divagation des animaux, les ravageurs et le manque de moyens financiers nécessaires pour augmenter sa production.
« Je suis limité par l’insuffisance de moyens financiers, le manque de semences améliorées, alors que mon ambition était de produire davantage, même 15 bassins d’aubergines par semaine. Suite aux difficultés, à la divagation des bêtes et aux ravageurs, je produis difficilement dix », explique Zawadi Kavali.
Malgré ces obstacles, ce jeune entrepreneur ne renonce pas à son activité. Il sollicite l’appui des personnes de bonne volonté ainsi que des organisations humanitaires et autres partenaires intervenant dans le secteur agricole. Selon lui, cet accompagnement pourrait notamment se traduire par la mise à disposition de semences améliorées, d’outils aratoires et par l’organisation de formations sur les techniques agricoles adaptées aux nouvelles conditions climatiques.
« Aux organisations humanitaires œuvrant dans le domaine agricole, de nous appuyer en formation et en semences. Si elles peuvent nous appuyer avec des semences améliorées et des outils aratoires, nous pensons que cela peut booster notre production », plaide-t-il.
À travers son activité, Zawadi Kavali souhaite non seulement améliorer ses propres conditions de vie, mais aussi contribuer au développement de l’agriculture locale. Il espère également que son expérience pourra encourager d’autres jeunes de la région à considérer l’agriculture comme une opportunité économique et un moyen de participer à la lutte contre la malnutrition dans la zone de santé de Kayna.
L’expérience de Zawadi Kavali illustre à la fois le potentiel de l’agriculture comme source de revenus pour les jeunes à Kanyabayonga et les nombreux défis auxquels ils sont confrontés. Un accompagnement en semences améliorées, en équipements et en formation pourrait permettre à ces jeunes entrepreneurs d’accroître leur production et de renforcer leur contribution à la sécurité alimentaire locale.
Augustin Tsongo
