La ville de Goma, au Nord-Kivu, est confrontée à une crise sanitaire majeure concernant la tuberculose, exacerbée par une rupture prolongée de médicaments antituberculeux en 2025. Cette situation a sérieusement perturbé le système de santé local, limitant l’accès aux traitements nécessaires pour les patients.
Selon Fidel Mutaka, Superviseur provincial à la Coordination de lutte contre la lèpre et la tuberculose, cette rupture a entraîné des interruptions de traitements, augmentant ainsi les risques de rechute et de transmission de la maladie.
« La prise en charge de la tuberculose pose problème, surtout au niveau des médicaments. Nous avons eu une rupture pendant presque toute l’année 2025, et à la fin de l’année, les médicaments reçus n’ont couvert qu’une petite partie des besoins », a-t-il précisé.
Face à cette crise, les autorités sanitaires ont redoublé d’efforts pour rétablir l’approvisionnement en médicaments. « Depuis janvier 2026, les médicaments sont arrivés, mais ils sont encore stockés au niveau de l’Asrames. Nous attendons leur distribution dans les zones affectées », a ajouté Mutaka.
Fidel Mutaka souligne également l’importance de l’implication continue des partenaires. « Les malades ont besoin de médicaments. Il est impératif que nos partenaires continuent de nous soutenir pour que les patients reçoivent les traitements nécessaires », a-t-il insisté.
La tuberculose reste l’une des maladies fortement présente en RDC. En mars 2022, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention révélait que le pays occupait la deuxième position en Afrique, en termes de taux de prévalence de la tuberculose, avec plus de 216 000 tuberculeux pour une population estimée à près 100.000.000 d’habitants.
Marie Bisimwa
