La population du village lacustre de Nyakakoma se retrouve exposée à des maladies d’origine hydrique suite à la consommation d’eau non traitée. Parmi celle-ci, la fièvre typhoïde.
L’Infirmier titulaire du Centre de santé de Nyakakoma, Katembo Mwiravalyaki explique cette situation par l’absence d’autres sources d’eau. « La population de Nyakakoma utilise l’eau du lac pour la consommation parce que nous n’avons pas une autre eau à part le lac Edouard », a indiqué l’Infirmier.
« Certainement, les gens qui utilisent cette eau, sont toujours victimes des maladies comme la fièvre typhoïde, les dermatoses, des parasitoses comme nous avons aussi certaines personnes qui font le bain là-bas », a-t-il renchéri.
Face à cette crainte, l’Infirmier Katembo Mwiravalyaki appelle les humanitaires intervenant dans le secteur WASH, à venir en aide aux populations en implantant notamment des forages, pompe ou addiction d’eau potable pour épargner de différentes maladies.
« Nous avons mis un site de chloration d’eau au bord du lac pour essayer de traiter l’eau du lac mais la plupart des habitant n’aiment pas la consommation d’eau chlorée. C’est pourquoi, nous souhaitons avoir un partenaire qui nous place des pompes, forage ou une addiction d’eau potable et épargner les habitant de différentes maladies d’origine hydrique », plaide-t-il.
Signalons que Nyakakoma est un village lacustre situé à 48 km au nord-ouest de la cité de Nyamilima, dans la zone de santé de Binza, territoire de Rutshuru. Historiquement, le village n’a jamais eu accès à l’eau potable, exposant ainsi ses 12 334 habitants (selon les chiffres de l’Aire de santé de Nyakakoma) à des risques sanitaires.
Dieu Aimé Kambale depuis Nyamilima
