Dans le territoire de Rutshuru, précisément dans la localité de Kiringa, les personnes vivant avec handicap font face à une situation de plus en plus préoccupante. Lancées en 2024 pour favoriser leur autonomie, leurs activités génératrices de revenus (AGR) sont aujourd’hui gravement menacées, faute de soutien suffisant.
Regroupées au sein de l’Observatoire pour la défense des droits des personnes handicapées (ODDPH), environ une centaine de personnes vivant avec handicap issues du groupement de Busanza ont choisi de s’organiser pour améliorer leurs conditions de vie.
À travers des initiatives telles que la fabrication de beignets, la production de savon, ainsi que des activités de pâtisserie et de boulangerie, ces membres espéraient subvenir à leurs besoins quotidiens tout en renforçant leur autonomie.
Selon Barigereka Amisi Chadrack, responsable de l’ODDPH à Rutshuru, cette dynamique repose entièrement sur l’engagement des membres :
« Nous comptons 355 membres et avons lancé ces activités de notre propre initiative pour permettre aux personnes handicapées de se prendre en charge, surtout en cette période difficile », indique-t-il.
Cependant, malgré leur détermination, ces efforts se heurtent à un obstacle majeur : le manque de moyens financiers et matériels. L’absence d’appui extérieur compromet sérieusement la continuité et le développement de ces activités.
« Le principal défi reste le manque d’accompagnement pour faire croître nos initiatives », déplore-t-il.
Face à ces difficultés, les responsables de l’association lancent un appel à la solidarité, notamment à l’endroit des personnes de bonne volonté et des organisations humanitaires présentes dans la région.
« Avec un minimum de soutien matériel et financier, nous pourrions mieux exécuter nos activités et assurer leur pérennité », insiste-t-il.
Dans un contexte marqué par de nombreuses vulnérabilités, soutenir les initiatives des personnes vivant avec handicap à Rutshuru apparaît comme une nécessité urgente. Au-delà d’un simple appui, il s’agit de leur offrir une réelle chance de résilience, d’autonomisation et d’inclusion sociale durable.
Moise Mfaume
