La sensibilisation est le moyen le plus efficace dans la prévention de cancers de seins et du col de l’utérus. C’est ce qu’a dit Dr. Élisabeth Mishika, spécialiste en cancer. Selon cette experte en santé, la campagne vise à donner la bonne information sur les signes d’alertes pour réduire sensiblement le taux de mortalité de cancer dans la communauté.
Dr Élisabeth Mishika appelle à cette occasion les autorités et les humanitaires à appuyer cette campagne de sensibilisation sur la prévention de cancers de seins et du col de l’utérus. Elle estime que la prévention passe par l’information accessible à tous les niveaux de la société.
Outre la sensibilisation de masse sur les risques de cancer, la campagne vise à influencer l’attention des autorités sur cette maladie qui tue beaucoup les femmes dans la région. La fondation organise des séances de sensibilisation dans la communauté pour leur donner une bonne information.
« Nous avons intensifié la sensibilisation dans les deux mois passés. Nous avons sensibilisé autour de 700 femmes à Nyiragongo. C’est avec la sensibilisation que les cas sortent et on voit ça prend de l’empleur. On sensibilise les femmes auxquelles on suspecte un cancer pour qu’elles aient accès à un traitement complet », explique-t-elle.
Pour le mois de septembre, 10 cas ont été enregistrés au Nord-Kivu. Le docteur Élisabeth Mishika encourage toutes les personnes à se mobiliser pour combattre cette maladie, qui continue à faire des ravages dans plusieurs coins du pays.
« Cela nous a motivé aussi à mener des actions qui cadrent avec la stratégie nationale parce que c’est depuis 2015 que notre pays a le programme national de la santé de la reproduction. Cette stratégie nationale a été révisée en 2025 pour dire que c’est une réalité et un problème de santé publique, raison pour la quelle nous avons trouvé bon de nous impliquer dans la lutte, et là c’est les efforts de tous, la famille, les partenaires et le gouvernement », ajoute Dr. Elizabeth Mishika.
Notons que l’Organisation mondiale de la santé « OMS » vise à réduire de 2,5 % par ans la mortalité liée au cancer de sein d’ici 2040, sauvant ainsi des millions des vies. Ces objectifs mondiaux mettent l’accent sur la prévention, le dépistage précoce et l’accès équitable aux soins.
Le déficit d’information constitue un obstacle majeur à la prévention des cancers du sein et du col de l’utérus. Cette situation doit mobiliser l’ensemble de la société afin de vulgariser des données fiables et claires sur ces maladies. C’est uniquement par l’engagement collectif que la population pourrait inverser la tendance actuelle et sauver un plus grand nombre de vies.
Nathalie Mubigalo
