Malgré le rappel continu des enfants, les préparatifs de la fête de Noël tournent encore au ralenti dans la majorité des ménages en ville de Goma. Cette réalité a été partagée par un habitant du quartier Katindo, soulignant la précarité économique.
« Nous sommes le 22 aujourdhui mais rien nest fait. Jespère aller jusqu’au 24 décembre car jusque-là, nous navons rien en terme d’argent. Nous espérons tout réaliser à la veille », témoigne cet habitant de Goma.
Un manque d’argent qui met en difficulté l’organisation de la fête, contrairement aux années passées. Ce père de famille de trois enfants a néanmoins insisté sur le fait qu’il serait nécessaire de préserver les habitudes de Noël.
« L’habitude c’est tout ce qu’on a toujours fait, on ne va rien inventer. Nous aussi, quand on grandissait, je me souviens que les parents nous achetaient les habits les petits cadeaux et la maman nous préparait la nourriture préférée, c’est-à-dire, nous ferons de notre mieux pour que les enfants aient aussi cela », a-t-il ajouté.
La volonté de bien célébrer la fête de Noël demeure. Cependant, la crise économique a changé la donne dans d’autres ménages. Pour Madame Wilerine, mère de sept enfants et commerçante, la situation ne permet pas de bien fêter. Il n’y a pas d’argent, les hommes n’ont plus de boulot, même nos enfants qui travaillent.
« Cette fête passera seulement par la grâce et dans la bonté de Dieu, mais elle sera moins intéressante. J’ai sept enfants, ils mangeront du riz aux haricots, le foufou au sombé comme d’habitude. Je ne peux pas voler à cause de mes enfants », indique-t-elle.
À l’instar d’autres régions, la ville de Goma s’apprête, comme chaque 25 décembre, à célébrer la naissance du Christ, une tradition solidement ancrée chez les fidèles chrétiens.
Lukeka Mbilizi Nathanaël
