Les commerçants de différents produits se retrouvent confrontés à d’énormes défis suite à la coupure prolongée des réseaux de télécommunications.
Certains d’entre eux qui faisaient leurs requisitions en ligne et plusieurs autres communications indispensables aux échanges commerciaux, sont contraints de se déplacer personnellement pour se procurer les marchandises, d’autres par contre envoient via les motards.
« Nous n’avons pas mal des difficultés à l’époque. Nous envoyons l’argent sur téléphone et puis, nous envoyons aussi leur demande et on nous envoie les marchandises. Mais actuellement, c’est très grave puisque même pour demander le prix des articles, par exemple, au niveau de Goma, ça devient tellement difficile. Actuellement, on demande la présence de quelqu’un. Vraiment, s’il y a moyen, qu’ils fassent tout pour que nous ayons la connexion », insiste-t-il.
Sans d’autres solutions, ces commerçants font alors recours aux lettres pour passer les commandes lointaines. Cette nouvelle pratique n’est cependant pas sans risques : la perte de ces lettres peuvent entraîner celle de marchandises.
« Auparavant, il suffisait seulement que nous envoyions un audio ou un appel à Bunagana et on nous envoyait la marchandise. Mais aujourd’hui, nous rédigeons des lettres. Malheureusement, ils peuvent se perde en cours de la route sans arriver à la destination, et nous perdons les marchandises. Nous manquons quoi vendre », poursuivent-ils.
Ces commerçants se retrouvent contraints de se déplacer, augmentant d’autres dépenses qui étaient évitées. Ils plaident ainsi pour le rétablissement rapide du réseau dans leurs entités, afin qu’ils reprennent normalement leurs activités.
Notons que cela fait plus de quatre semaines que tous les réseaux de télécommunications installés en territoire de Rutshuru, ne fournissent plus aucun service à la population.
Wilson Jean-Nepon Mutwaranyi
