Face à la propagation inquiétante du choléra dans la province du Sud-Kivu, le médecin directeur du Centre hospitalier Imani Hospital de Kavumu appelle au renforcement de la sensibilisation communautaire. Ahadi Lubula Laperva invite les autorités sanitaires et leurs partenaires à multiplier les formations à l’intention des leaders communautaires, tout en exhortant la population à observer strictement les mesures d’hygiène pour freiner la propagation de la maladie.
La lutte contre le choléra ne peut reposer uniquement sur les interventions des structures sanitaires. Elle nécessite également une mobilisation communautaire soutenue et une implication active des leaders locaux. C’est l’approche défendue par Ahadi Lubula Laperva, médecin directeur du Centre hospitalier Imani Hospital de Kavumu, en territoire de Kabare.
Face à l’évolution préoccupante de l’épidémie au Sud-Kivu, ce professionnel de santé estime que la Division provinciale de la santé (DPS), avec l’appui de ses partenaires, devrait intensifier les séances de formation destinées aux leaders communautaires. Ces derniers doivent disposer d’informations fiables sur la maladie, ses modes de transmission, ses manifestations et les moyens de prévention afin de mieux sensibiliser les habitants dans leurs milieux respectifs.
Pour lui, la proximité des leaders communautaires avec la population constitue un atout important pour relayer les messages sanitaires, combattre les fausses informations et encourager l’adoption des comportements favorables à la prévention.
En parallèle, Ahadi Lubula Laperva insiste sur la responsabilité individuelle et collective des habitants dans la lutte contre cette maladie. Il les exhorte à observer rigoureusement les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon, la consommation d’eau potable, ainsi que les précautions nécessaires lors de la manipulation et de la consommation des aliments.
Il rappelle également l’importance de se conformer aux recommandations des professionnels de santé et de recourir rapidement aux structures sanitaires en cas de signes évocateurs de la maladie, notamment une diarrhée aqueuse aiguë et des vomissements.
Cet appel intervient dans un contexte épidémiologique préoccupant. Selon les statistiques communiquées par la Division provinciale de la santé du Sud-Kivu au 24 octobre 2026, la province avait enregistré, depuis janvier de la même année, 16 024 cas de choléra et 200 décès.
Ces chiffres soulignent l’urgence de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation dans les communautés. La formation des relais communautaires, associée au respect strict des mesures d’hygiène par les ménages, demeure ainsi un enjeu majeur pour limiter la transmission du choléra et réduire ses conséquences sanitaires.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija.
Messi Abalawi
