Durant les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, le Centre Mama Ushirika de l’ONG REMED et Women Power DRC ont intensifié leurs activités de sensibilisation dans les écoles, les centres de santé et les milieux communautaires, s’efforçant de répondre à des défis persistants tels que les résistances socioculturelles.
Aux côtés d’autres structures féminines, ces organisations ont conduit de nombreuses activités de sensibilisation telles que des émissions radio, et des échanges directs ont sensibilisé les femmes, les jeunes, les hommes et les prestataires de santé aux différentes formes de violences basées sur le genre, y compris les violences numériques telles que le cyber harcèlement, les menaces en ligne et la diffusion non consentie de contenus privés.
Neema Bonji, responsable adjointe du centre Mama Ushirika et Sylvie Mazambi, coordonatrice de Women power DRC soulignent : « Nous avons mené des activités des sensibilisations dans les écoles, Centres de santé, l’espace sûr et les marchés. Nous avons mené des campagnes de sensibilisations en ligne contre les violences numériques faites à la femme. Nous avons aussi sensibilisé par rapport au code du numérique, à son article 350 ».
Selon ces responsables, les défis restent importants. Le manque de moyens financiers et logistiques limite la portée des activités, en particulier dans les zones rurales. Les résistances socioculturelles, la peur de la stigmatisation et la faible connaissance des mécanismes de signalement, surtout en matière de violences numériques, continuent d’entraver la lutte.
« Les violences numériques, ce n’est pas seulement dans la ville, ça se passe aussi dans les villages. On nous a même appelé dans les territoires de Rutshuru et Masisi. Certains qui nous ont vu, nous ont dit non seulement que nous qui avons accès à l’intérêt mais à d’autres jeunes filles et jeunes garçons, qui aimeraient bien aussi bénéficier de nos activités », expliquent-elles.
Malgré tous ces obstacles, le Centre Mama Ushirika de REMED et Women Power DRC réaffirment leur engagement à poursuivre la lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre, bien au-delà de la clôture des 16 jours d’activisme. « La campagne s’arrête mais la lutte continue. On ne va pas s’arrêter, on va pouvoir élaborer une collaboration avec les plateformes numériques pour aider les jeunes femmes. Au niveau de centre Ushirika, nous allons continuer avec les activités de sensibilisation et de promotion des droits des femmes », précise Neema Bonji.
Elles invitent les autorités, les partenaires et l’ensemble de la communauté à rester mobiliser et à continuer à travailler ensemble pour un environnement sûr, égalitaire et respectueux des droits de toutes et tous.
Marie Bisimwa
