À Kiringa-Kantundwe, dans le groupement de Busanza, en territoire de Rutshuru, l’accès aux soins de santé demeure un véritable défi pour les personnes vivant avec handicap. C’est le cas de Chadrack Barigereka Amisi, âgé de 30 ans, marié et père de deux enfants, dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale appropriée. Confronté au manque de moyens financiers, il lance un appel à la solidarité des autorités, des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté.
Vivant avec un handicap physique depuis 2012, Chadrack Barigereka Amisi traverse actuellement une période particulièrement difficile. Depuis près d’un mois, son état de santé s’est détérioré. En plus de son handicap, il affirme souffrir d’hypertension artérielle et de diabète, deux maladies qui nécessitent un suivi médical régulier et l’accès aux médicaments appropriés.
Cependant, faute de ressources financières suffisantes, il éprouve d’énormes difficultés à se faire soigner et à subvenir aux besoins de sa famille.
« Je suis une personne vivant avec un handicap physique, j’ai 30 ans, je suis marié et père de deux enfants. Ces derniers temps, nous vivons très difficilement. Je vis dans cette situation depuis 2012. Aujourd’hui, je suis frappé par l’hypertension et le diabète », témoigne-t-il.
La précarité financière constitue ainsi l’un des principaux obstacles à sa prise en charge médicale. Incapable de se procurer régulièrement les médicaments nécessaires, Chadrack se retrouve parfois contraint de rester à la maison, sans bénéficier des soins dont il a besoin.
« Nous avons du mal à nous prendre en charge pour les médicaments, faute de moyens. Je suis obligé de rester à la maison. Dans les structures sanitaires, il n’y a aucune prise en charge pour des personnes comme nous », déplore-t-il.
Au-delà de l’assistance médicale, Chadrack souhaite également bénéficier d’un accompagnement économique qui lui permettrait de retrouver une certaine autonomie et de mieux répondre aux besoins de son ménage.
Dans son plaidoyer, il sollicite l’appui des autorités, des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté pour accéder aux soins appropriés, mais aussi pour bénéficier d’un soutien destiné au lancement de petites activités génératrices de revenus (AGR).
« Nous sollicitons l’aide des personnes de bonne volonté pour nous aider à trouver un traitement à notre maladie, mais aussi pour nous appuyer avec de petites Activités Génératrices de Revenus (AGR) afin de subvenir aux besoins de nos ménages », lance-t-il.
La situation de Chadrack Barigereka Amisi met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses personnes vivant avec handicap dans les zones rurales, particulièrement en matière d’accès aux soins de santé et d’autonomisation économique. Son témoignage constitue un appel à l’action en faveur d’une assistance médicale et sociale adaptée, afin de garantir à ces personnes le respect de leur dignité et leur droit à une vie meilleure.
Moïse Mfaume
