Alors que la maladie à virus Ebola exige une vigilance accrue, la protection des enfants en milieu scolaire demeure une préoccupation majeure dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Dans plusieurs écoles de récupération, l’insuffisance des kits de prévention constitue un obstacle aux efforts de lutte contre la propagation de l’épidémie. Au centre de rattrapage scolaire OPHK de Kiwanja, la sensibilisation des apprenants reste le principal moyen de prévention, malgré le manque de matériel sanitaire.
Au centre de rattrapage scolaire OPHK de Kiwanja, qui accueille un peu plus de 200 apprenants répartis dans cinq classes, dont quatre au niveau primaire et une au niveau secondaire, les responsables tentent tant bien que mal de protéger les enfants contre les risques de contamination à la maladie à virus Ebola.
Selon Eric Mulyata, responsable de ce centre, plusieurs mesures de prévention sont régulièrement rappelées aux apprenants, notamment le lavage des mains, le respect des règles d’hygiène et l’observation des mesures barrières.
Malgré l’absence de kits de prévention, l’établissement poursuit ses efforts de sensibilisation afin d’amener les élèves à adopter des comportements responsables face à la menace sanitaire.
En classe, des dispositions sont également prises pour limiter les risques, notamment le respect d’une certaine distanciation entre les apprenants. Toutefois, cette organisation reste difficile à appliquer pleinement, avec trois à quatre élèves partageant parfois un même pupitre.
De leur côté, les apprenants affirment faire de leur mieux pour respecter les consignes qui leur sont données. Cependant, ils reconnaissent que la sensibilisation, à elle seule, ne suffit pas et qu’un accès aux équipements de prévention serait indispensable pour renforcer leur protection.
Face à cette situation, le renforcement des dispositifs de prévention dans les écoles de récupération de Rutshuru apparaît comme une nécessité. La disponibilité des kits sanitaires, notamment des dispositifs de lavage des mains et d’autres équipements adaptés, permettrait de mieux protéger les apprenants et le personnel éducatif contre les risques de contamination.
Au-delà de la lutte contre Ebola, garantir un environnement scolaire sain et sécurisé constitue une condition essentielle pour préserver la santé des enfants et assurer la continuité de leur éducation.
Sophie Mavuta
