La cité de Rubaya, située entre les zones de santé de Katoyi et de Kirotshe, en territoire de Masisi dans la province du Nord-Kivu, fait face à une recrudescence inquiétante des cas de choléra.
Les personnels soignants du Centre de santé de référence de Rubaya, en zone de santé de Kirotshe, attribuent cette situation à la forte croissance démographique et au manque criant d’eau potable dans la région.
Selon les informations recueillies auprès de cette structure sanitaire, environ dix patients atteints de choléra sont pris en charge chaque jour, un chiffre jugé préoccupant au regard des capacités locales. Cette augmentation constante met sous pression le personnel médical et les ressources disponibles.
Amani Mbiirwa Chance, membre du personnel soignant du centre, explique que la promiscuité et le non-respect des règles d’hygiène favorisent la propagation de cette maladie hydrique.
« Rubaya connaît une forte concentration de population et l’approvisionnement en eau potable n’est pas assuré. Le choléra touche aussi bien les enfants que les adultes, sans distinction de sexe, lorsque les mesures d’hygiène ne sont pas respectées », indique-t-elle.
Face à cette situation, le personnel soignant appelle à une intervention urgente des organisations humanitaires. Ils plaident pour un appui en médicaments, en intrants médicaux, mais aussi pour la réhabilitation et la multiplication des sources d’eau potable, considérées comme la solution durable pour freiner la propagation de la maladie.
« Nous sollicitons l’accompagnement des ONG afin de renforcer la prise en charge des malades et d’améliorer l’accès à l’eau potable au sein de la communauté », ajoute Amani.
Le choléra est une maladie infectieuse grave, caractérisée par des diarrhées liquides abondantes, des vomissements, des douleurs abdominales et une déshydratation sévère. Sans une prise en charge rapide et adéquate, elle peut entraîner des conséquences fatales.
Face à la persistance de l’épidémie à Rubaya, une action conjointe des autorités sanitaires et des partenaires humanitaires devient vitale. Seule une implication communautaire forte permettra de contenir le choléra et de sécuriser les groupes à risque.
Ignace Tusali
