À l’Institut de Kirumba, comme dans plusieurs établissements du territoire de llubero, la coupure des réseaux téléphoniques et internet plonge les élèves dans une inquiétude grandissante. Alors que les épreuves du premier semestre approchent, la communication interrompue avec leurs parents éloignés, menace leur préparation et leur quotidien.
Les élèves du secondaire témoignage leur désarroi. À quelques semaines des épreuves, la situation devient critique. Les élèves craignent de ne pas pouvoir s’acquitter des frais exigés, ni recevoir le soutien financier de leurs familles.
« Nous sommes trop pressés par cette coupure des réseaux car nos parents vivent à distance. C’est par cette connexion qu’ils nous envoient de l’argent. Aujourd’hui, certains frais scolaires restent bloqués faute de communication et le comptable renvoie ceux qui n’ont pas encore payer », explique-t-elle, visiblement préoccupée.
Ces élèves plaident alors pour le rétablissement de réseaux de télécommunications.
« Comme les examens approchent, nous sollicitons que les ingénieurs revoient les pannes pour nous permettre de participer aux épreuves. Il y a des parents dont les enfants sont aussi à distance, qui ont aussi exprimé son inquiétude à cette situation », insiste cet autre élève.
Les parents, expriment également leur plainte. Privés de moyens de communication, ils ne peuvent plus assurer le suivi scolaire de leurs enfants, ni leur envoyer de l’argent par voie électronique.
De sa part, Onesphore Kaseraka, un parent, plaide pour une rétablissement de réseaux : « Nous sommes désolé de vivre toute une période si longue sans connexion réseau, sans connexion internet, sans toutes les façons de communiquer avec les amis, les proches avec qui nous traitons. Sinon, plusieurs affaires se passaient déjà aisément avec les communications téléphoniques ».
Face à cette impasse, les élèves n’ont d’autre choix que de demander à leurs chefs d’établissement de les écouter et de les soutenir, en attendant un rétablissement des réseaux.
Faustine Nzenze
