Dans le village de Ngangi 2, situé dans le territoire de Nyiragongo, des initiatives locales transforment peu à peu le quotidien des populations vulnérables. C’est le cas de Madame Kabuo Goreth, veuve et mère de famille, qui grâce à un appui en microcrédit de l’organisation Jirani Msaada, a réussi à relancer son activité de fabrication artisanale de shikwangues de manioc. Son témoignage illustre l’impact concret de ces mécanismes de financement sur la vie des bénéficiaires.
Dans une modeste pièce de quelques mètres carrés, Madame Goreth s’active dès les premières heures de la journée. Autour d’elle, des bassins remplis de manioc trempé témoignent d’un travail minutieux et quotidien. Grâce au crédit obtenu auprès de Jirani Msaada, elle a pu renforcer sa production de shikwangues, qu’elle vend accompagnées d’arachides. Veuve et responsable de ses enfants, elle explique avec émotion combien ce soutien a changé sa vie.
Avant, ses enfants passaient parfois la journée sans manger. Aujourd’hui, elle parvient à subvenir à leurs besoins essentiels, notamment l’alimentation quotidienne. Pour elle, ce crédit représente bien plus qu’un simple appui financier : c’est un véritable soulagement.
Madame Goreth fait partie des 25 personnes vulnérables formées à la gestion des crédits par Jirani Msaada, et figure parmi les six bénéficiaires sélectionnés pour cette phase de financement. Le système mis en place prévoit un remboursement progressif, adapté aux capacités des bénéficiaires.
Chaque semaine, elle rembourse une somme de 3500 francs congolais, une approche qui permet de préserver l’équilibre financier des bénéficiaires tout en assurant la pérennité du programme. Du côté de l’organisation, l’optimisme est de mise.
Jackson Kavyavu, responsable de Jirani Msaada, se réjouit des résultats déjà observés. Pour lui, des cas comme celui de Madame Goreth illustrent l’efficacité de ce modèle d’accompagnement et renforcent la nécessité de poursuivre et d’étendre ces initiatives.
L’histoire de Madame Kabuo Goreth est le reflet de nombreuses femmes courageuses qui, malgré des conditions difficiles, s’efforcent de transformer leur quotidien avec les moyens du bord. Elle démontre l’importance des programmes de microcrédit dans la lutte contre la précarité. Renforcer et multiplier des initiatives comme celles de Jirani Msaada apparaît ainsi comme une voie essentielle pour soutenir durablement les communautés locales et redonner espoir aux plus vulnérables.
Stoïcien Lwembo
